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dimanche 29 mars 2020

Résumés parasitologie . rar



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Résumés Microbiologie.rar



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samedi 28 mars 2020

La Grippe :la grippe définition,les cause de la grippe,traitement et comment éviter la grippe?

Quels sont les symptômes de la grippe ?
L'épidémie de grippe 2020 est arrivée et touche désormais toute la France métropolitaine. Lors de l'hiver 2018-2019, l’épidémie de grippe a été caractérisée par une importante sévérité, malgré sa courte durée (8 semaines) : plus de 65 600 passages aux urgences ont été recensés pour syndrome grippal et 8 100 décès tous âges confondus ont pu être attribués à la grippe. Un chiffre inférieur à l'hiver 2017-2018 (13 000 personnes décédées), mais qui confirme l'importance de la vaccination pour les personnes

    

   Les trois principaux types de virus de la grippe sont le A, le B et le C. Les grippes A et B sont les plus fréquentes. La grippe A (virus H1N1)est la plus virulente. Le virus de la grippe A mute souvent ce qui nécessite chaque année un nouveau vaccin.


        L'épidémie de grippe 2020 est arrivée et touche désormais toute la France métropolitaine. Lors de l'hiver 2018-2019, l’épidémie de grippe a été caractérisée par une importante sévérité, malgré sa courte durée (8 semaines) : plus de 65 600 passages aux urgences ont été recensés pour syndrome grippal et 8 100 décès tous âges confondus ont pu être attribués à la grippe. Un chiffre inférieur à l'hiver 2017-2018 (13 000 personnes décédées), mais qui confirme l'importance de la vaccination pour les personnes les plus fragiles. La grande majorité des cas graves (83 %) présentait au moins un facteur de risque de grippe grave : âge supérieur à 65 ans, maladie chronique…


Quels sont les symptômes de la grippe 2020 ? 

La grippe est une infection respiratoire d’origine virale qui se manifeste par des éternuements, une toux, le nez encombré, une grande fatigue, des frissons et une forte fièvre. La plupart des symptômes disparaissent au bout d’une semaine ou deux.
Très contagieuse, la grippe cause souvent des épidémies en hiver. Les symptômes de la grippe apparaissent 24 à 48 h après le début de la contamination.Voici comment reconnaître les symptômes de la grippe :frissons légers forte fièvre avec sueurcourbatures dans le dos, les jambesgrosse fatiguetoux, éternuement, mal de gorge, nez qui coule ou prismal de tête



Contagion grippe:quelle est la durée d'incubation ?

La durée d'incubation de la grippe est de 24 à 48 heures. Par durée d'incubation, on entend la durée entre la contamination par le virus de la grippe et l'apparition des premiers symptômes. Le malade est alors contagieux pendant une période de 6 jours environ.


Épidémie de grippe:comment éviter la contagion ?

Le virus de la grippe se transmet essentiellement via la toux et les éternuements des personnes infectées : des gouttelettes chargées de virus sont alors projetées et viennent contaminer les personnes situées à proximité. Il se transmet également par le biais des mains et d’objets contaminés (poignées de porte, téléphone portable, etc.) par les gouttelettes émises dans l'air par des personnes grippées, lorsqu'on s'embrasse, que l'on se parle, etc.
Pour passer au travers et éviter d'être contaminé par la grippe, le premier réflexe est de se faire vacciner chaque année. Ensuite, dès le tout début de l’épidémie, il convient d’adopter des gestes barrières pour limiter la transmission du virus. Ces comportements individuels et/ou collectifs sont à appliquer dès qu’on présente un signe clinique d’infection (respiratoire ou autre) pour protéger son entourage et, toute l’année, pour prévenir une infection.
Selon une étude de l’université parisienne Pierre et Marie Curie parue dans la revue Epidemics, la transmission de la grippe peut être évitée si la personne contaminée s'isole très rapidement dès l'apparition des premiers symptômes et reste chez elle durant 4 jours. Un réflexe qui pourrait réduire de moitié le nombre de personnes infectées ! Mais attention, une personne infectée par le virus de la grippe peut être contagieuse un jour avant l'apparition les premiers symptômes ! Et elle restera contagieuse durant 5 à 8 jours. Seulement 5 % des personnes infectées par le virus de la grippe restent contagieuses plus de 3 jours après l'apparition des premiers symptômes.


Comment fait-on le diagnostic de la grippe ?

Un examen clinique et la description des symptômes par le patient permettent au médecin de poser le diagnostic.Si vous ressentez une gêne respiratoire persistante, le médecin peut vous prescrire une radio des poumons pour repérer une éventuelle pneumonie.




jeudi 26 mars 2020

La médecine nucléaire pdf


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mercredi 25 mars 2020

Résumés Histologie.rar



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mardi 24 mars 2020

Résumés immunologie.rar

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Résumés anapath .rar

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mercredi 4 mars 2020

Les aménorrhées (définition,type étiologie,différent situation clinique)




                 L’aménorrhée est un symptôme très fréquent en consultation de gynécologie.
 On ne peut échapper à la distinction classique entre l’aménorrhée primaire et l’aménorrhée secondaire

                   En dehors de la grossesse et de la ménopause, où l’absence de règles est physiologique, toute absence anormale de  règles va conduire à rechercher le ou les facteurs responsables, de façon à mettre en œuvre un traitement adapté.

I.              RAPPEL PHYSIOLOGIQUE :

Les règles ou menstruations, sont un écoulement de sang cyclique, spécifique de l’espèce humaine et de certains primates. Elles surviennent à la fin de chaque cycle ovarien normal en l’absence de fécondation et de nidation. Les règles sont dépendantes d’un endomètre différencié sensible à l’action des hormones stéroïdiennes.
Les modifications hormonales de la fin du cycle entraînent une ischémie endométriale par modifications des artérioles spiralées, suivies d’une décidualisation de la muqueuse utérine.

Les ménarches sont une phase tardive dans le développement pubertaire, qui débute par des modifications des seins et l’apparition de la pilosité pubienne
L’age moyen est de 13 ans

II.           L’AMENORRHEE PRIMAIRE :


A/  définition :
 C’est l’absence de ménarches chez une jeune fille ayant terminé une puberté normale depuis au moins 2 ans et ayant un âge osseux supérieur à 16 ans.
On parle d’aménorrhée primaire après avoir exclu une grossesse

B/  démarche diagnostique :


1.    L’interrogatoire :
Recherche des antécédents familiaux (âge de la puberté maternelle ou notion d’hyperandrogénie),  les antécédents personnels, l’âge d’apparition des différents stades du développement mammaire, de la pilosité pubienne et axillaire, du développement staturo-pondéral,  la notion de troubles du comportement alimentaire et le mode de vie.
 Le stade de développement pubertaire s’évalue grâce à la classification de Tanner où sont analysés les pilosités pubienne et axillaire, ainsi que le développement mammaire


2.    L’examen physique :
Apprécie donc le stade de développement mammaire, de la pilosité pubienne et axillaire. La patiente est pesée et mesurée. L’examen gynécologique doit être attentif et adapté à la patiente (spéculum de vierge ou toucher rectal si besoin).



3.    L’exploration :
n  L’échographie : voie sus-pubienne vérifie la présence et les caractéristiques de l’utérus et des deux ovaires.
 L’imprégnation ostrogénique de l’endomètre permet de voir la ligne de vacuité. Les ovaires ont un grand axe supérieur à 30 mm avec présence de follicules.
n  Les radiographies de squelette vont déterminer l’âge osseux. On s’aide de l’os sésamoïde du pouce gauche.
n  L’exploration endocrinienne : c’est les dosages hormonaux


Cette étude clinique et radiologique initiale permet de classer les aménorrhées primaires en deux catégories :
– avec développement des caractères sexuels secondaires normal (CSS)
– avec développement des caractères sexuels secondaires absent ou anormal.


                       C/   les étiologies :

1.     Avec CSS normaux et caryotype féminin 46 XX  et sans hyper androgénie :

1.1 / On a les causes vulvo-vaginales :


1.1.1/ Les causes mécaniques :

n  L’imperforation hymnéale : Découverte à l’examen physique, elle est suspectée devant des douleurs pelviennes cycliques chez une jeune fille après la puberté. .Elle peut cependant être parfois asymptomatique.
Cliniquement, l’hymen est tendu, violacé et parfois bombant. L’échographie pelvienne recherche une distension vaginale ou utérine, voire un hémopéritoine.
Le traitement chirurgical simple par incision de l’hymen doit être réalisé pour éviter l’extension de l’hématocolpos en amont (hématométrie et hématosalpinx) et peut être le risque d’endométriose.

n  Le diaphragme vaginal : Il peut être situé à tous les niveaux, mais il est plus fréquent au tiers inférieur du vagin. Le diagnostic est posé à l’examen au spéculum. Le traitement est chirurgical.


         1.1.2/  les anomalies du développement embryologique des canaux de  Muller:

n  Syndrome de Rokitansky-Kuster-Hauser : C’est une agénésie müllérienne. La patiente est de génotype et phénotype féminins, mais avec une absence des structures issues des canaux de Müller. Les ovaires, le développement des seins et de la pilosité pubienne sont normaux, mais le vagin n’est présent que dans son tiers inférieur.
 Le diagnostic est clinique devant une vulve normale, un hymen qui paraît normal, mais il n’existe qu’une cupule vestibulaire contre laquelle le doigt ou un cathéter vient buter. L’utérus n’est pas perçu au toucher rectal. Le diagnostic est confirmé par l’échographie et si besoin par une cœlioscopie  exploratrice.


n  Aplasie vaginale avec utérus fonctionnel : Elle est exceptionnelle et peut également être classée dans les obstacles mécaniques. Le diagnostic est clinique et échographique, voire coelioscopique. Le traitement chirurgical peut parfois restaurer la capacité de reproduction si l’utérus est normal.


 1.2/  la tuberculose : SYNDROME DE MUSSET

Seule la tuberculose pré pubertaire est responsable d’une aménorrhée primaire. L’examen gynécologique est normal. La prise d’oestroprogestatifs n’induit pas d’hémorragie de privation. Les dosages de FSH, LH et d’oestradiol plasmatiques sont normaux, prouvant l’intégrité de l’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien.
L’hystérosalpingographie qui montrait des images en « doigts de gant » doit être remplacée par l’hystéroscopie.
La biopsie de l’endomètre, parfois sous hystéroscopie, fait le diagnostic. Il faut rechercher d’autres atteintes tuberculeuses chez la patiente et son entourage


2.    Avec CSS normaux associés à une hyperandrogénie :

C’est le pseudohermaphrodisme féminin : par hyperplasie congénitale des surrénales. C’est des patientes à génotype  46 XX avec des signes cliniques de virilisation par des blocs enzymatiques ( 21 hydroxylase)
On a un hirsutisme, acné, hyperplasie clitoridienne
Traitement : corticothérapie

3.    avec CSS absents:

3.1/  hypogonadisme hypergonadotrope : causes basses

3.1.1/  Hypogonadisme hypergonadotrope acquis :
Exceptionnel, il est la conséquence d’une castration chirurgicale ou de lésions post radiothérapie  pré-pubertaires.
3.1.2/  Hypogonadisme hypergonadotrope congénital :
Dysgénésies gonadiques
Syndrome de Turner : c’est une monosomie X. Il associe une petite taille, un thorax en bouclier, un pterygium colli, un cubitus valgus, un allongement vertical du condyle fémoral interne, un quatrième métacarpien en retrait avec fermeture de l’angle carpien et des anomalies viscérales. Les malformations viscérales peuvent atteindre le rein ou le cœur (coarctations de l’aorte surtout). Le diagnostic peut être évoqué in utero

Les dosages plasmatiques hormonaux soulignent une insuffisance ovarienne avec des gonadotrophines (LH, FSH) élevées et des stéroïdes sexuels plasmatiques bas (oestradiol). L’utérus et le vagin sont présents mais immatures. Ils peuvent répondre normalement aux stimuli oestrogéniques en cas de substitution hormonale. Les ovaires sont classiquement réduits à des bandelettes fibreuses parfois visibles en échographie.

 Le diagnostic est confirmé par le caryotype : monosomie X (45, XO), ou une anomalie de structure d’un X (délétion partielle ou X en anneau)  Le traitement repose sur la substitution oestroprogestative permanente afin d’améliorer le pronostic statural, de provoquer et de compléter le développement pubertaire



3.2/    hypogonadisme hypogonadotrope : causes hautes
 
3.2.1/  Acquis : expliquées par les antécédents : radiothérapie ou chirurgie de la région hypothalamo-hypophysaire, tumeur, etc.

3.2.2/  Congénital : C’est le syndrome de KALLMAN DE MORSIER : associe une agénésie de l’hypothalamus antérieur et des lobes olfactifs entraînant une anosmie

4.    L’ambiguïté sexuelle : c’est le pseudohermaphrodisme masculin


Ce sont des individus de génotype 46, XY porteurs de testicules et de phénotype féminin ou ambigu.
Deux types de mécanismes expliquent ces phénomènes.
     La testostérone est synthétisée en quantité insuffisante.
               La synthèse de testostérone est normale mais associée à un trouble de la réceptivité aux androgènes, c’est les testicules féminisants (syndrome de MORRIS)  sujets génétiquement masculin mais avec un morphotype féminin avec absence du tractus génital et présence de testicules en intra abdominal



III.          L’aménorrhée secondaire :

A.    Définition :

Se définit comme la disparition des menstruations depuis plus de 3mois chez une femme antérieurement réglée et en dehors la grossesse.
Elle se différencie des spanioménorrhées ou l’allongement des cycles est inferieur à 3mois
Motif de consultation fréquent en gynéco et doit faire éliminer une grossesse systématiquement

B.    Démarche diagnostique :

1.      Interrogatoire :
 Les premières questions doivent s’attacher à rechercher une grossesse.
La démarche est ensuite différente il faut centrer l’interrogatoire plus particulièrement sur les événements de la vie génitale depuis la puberté. On s’attarde sur les antécédents obstétricaux (accouchements, suites de couches) et gynécologiques (fausses couches spontanées nécessitant un curetage ou non, interruptions volontaires de grossesse par méthode médicale ou instrumentale, curetage ou endométrectomie pour une autre indication), ainsi que sur les antécédents endocriniens.

Caractéristiques des règles : l’âge des ménarches, la régularité des cycles, les caractéristiques des règles (durée, abondance, dysménorrhée, syndrome prémenstruel).
Mode d’installation de l’aménorrhée : début brutal ou progressif, avec délai entre le début des modifications du cycle et l’aménorrhée.
Signes accompagnateurs : bouffées de chaleur évoquant une carence oestrogénique, galactorrhée évoquant une hyperprolactinémie, signes sympathiques de grossesse, troubles de la vue et/ou céphalées évoquant un processus expansif hypophysaire, et finalement variations pondérales importantes, stress ou troubles affectifs ou psychiatriques récents.
Traitement : liste des médicaments pris récemment et des traitements chirurgicaux ou anticancéreux passés.
Vie sexuelle. Elle doit être explorée à l’interrogatoire : fréquence des rapports sexuels, difficultés ou dyspareunies en demandant pour chaque anomalie la date et le mode de début, ainsi que l’évolutivité


2.      Examen physique :

L’inspection recherche des signes d’imprégnation oestrogénique (comme la trophicité des muqueuses génitales, l’acné, l’alopécie et le reste de la pilosité par exemple). La patiente est pesée afin de rechercher une prise ou perte de poids récente. On recherche des modifications de la pression artérielle ou des signes orientant vers des modifications métaboliques majeures.
L’examen physique gynécologique recherche au spéculum une cause mécanique d’aménorrhée (sténose du col par exemple). Le toucher vaginal apprécie la taille de l’utérus et des ovaires et recherche une autre masse pelvienne. L’examen mammaire est systématique. Le reste de l’examen physique est orienté par le contexte clinique.

3.      Les examens complémentaires :

Une courbe ménothermique est facilement demandée, mais est rarement contributive dans ce contexte.
L’échographie gynécologique semble incontournable, quelle que soit l’étiologie.
Dans le cadre d’une origine ovarienne, l’échographie recherche soit des OPK, soit de petits ovaires.
Si l’origine est utérine comme une synéchie ou une sténose du col de l’utérus, l’échographie recherche une atteinte en amont ou des irrégularités dans l’échogénécité de l’utérus.
L’hystéroscopie remplace aisément l’hystérosalpingographie si l’on suspecte une synéchie utérine. Elle permet également de faire des biopsies si l’on voit des lésions de la muqueuse.
La coelioscopie est rarement indiquée d’emblée.
Bilan biologique : le bilan de première intention doit être simple et contributif : dosages de la FSH, de la LH, de l’oestradiol, de la testostérone et de la prolactine plasmatique permettent d’apprécier l’axe hypophysoovarien.
Les bilans plus précis dépendent de l’étiologie vers laquelle l’on s’oriente par la suite (bilans surrénalien, thyroïdien, hypophysaire dans le cadre d’une hyperprolactinémie).


C.   Les étiologies : 

1/  origine cervicale :
Ce sont les sténoses du col utérin. La persistance de l’activité cyclique ovarienne est responsable d’une hématométrie, avec, comme pour les cas d’imperforation hyménéale, des douleurs pelviennes cycliques associées à une aménorrhée.
 Ces sténoses cervicales sont iatrogènes, secondaires le plus souvent à une conisation, électrocoagulation, cryochirurgie ou traitement par laser.


2/  origine utérine :

2.1/ Cause pharmacologique : en premier, les progestatifs peuvent entraîner une atrophie endométriale, quelle que soit la forme d’administration : formes orales, implants sous-cutanés, dispositif intra-utérin, ou forme injectable à libération prolongée.
 Les analogues et les antagonistes de la GnRH entraînent également une atrophie endométriale en bloquant l’axe hypothalamo-hypophysaire.

2.2/  Cause mécanique : l’aménorrhée peut être la conséquence de synéchies utérines succédant aux curetages ou aux endométrites et qui peuvent ne concerner que l’isthme utérin. Elles peuvent également être la conséquence des endométrectomies réalisées par destruction ou résection de la muqueuse sous hystéroscopie dans le cadre du traitement des ménométrorragies

3/  origine ovarienne 

3.1/  Ménopause précoce ou insuffisance ovarienne prématurée : l’insuffisance ovarienne précoce (IOP) est définie par l’arrêt des cycles ovariens associés à une aménorrhée primaire ou secondaire d’au moins 4 mois et deux dosages à 1 mois d’intervalle de FSH supérieur à 40 mUI/mL avant l’âge de 40 ans
L’IOP est la conséquence de l’accélération d’un processus naturel l’atrésie ovocytaire.


3.2/  Syndrome des ovaires polykystiques : le syndrome des OPK n’a pas de définition qui fasse l’unanimité des spécialistes. C’est le plus souvent l’association de signes cliniques comme les troubles du cycle menstruel, l’infertilité et les signes d’hyperandrogénie associés à des signes biologiques comme l’insulino-résistance, l’hyperandrogénie et des anomalies dans la cinétique des gonadotrophines  qui permet de porter le diagnostic d’OPK


3.3/  Tumeurs ovariennes virilisantes : elles sont rares mais peuvent donner un tableau d’aménorrhée, le plus souvent secondaire, avec signes d’hyperandrogénie.
Le diagnostic est évoqué devant les taux de testostérone et de delta-4- androstènedione plasmatiques très élevés

C.4/  origine supra ovarienne :

4.1/ Hypophysaire :
       4.1.1/  Hyperprolactinémie : L’hyperprolactinémie est une cause fréquente d’hypogonadisme hypogonadotrope. L’aménorrhée est très fréquente et la galactorrhée  est plus classique que constante. L’hyperprolactinémie est soit iatrogène, soit organique.
Les hyperprolactinémies iatrogènes sont la conséquence de traitements psychotropes comme les neuroleptiques par exemple.
Les adénomes à prolactine sont les tumeurs hypophysaires les plus fréquentes.
L’hyperprolactinémie peut être physiologiquement associée à une aménorrhée au cours de l’allaitement maternel. La durée de cette aménorrhée semble être en rapport avec plusieurs facteurs comme l’importance du stimulus mamelonnaire (allaitement maternel exclusif, durée de l’allaitement au cours de la journée), la précocité de la première mise au sein après la naissance, la parité (avec une aménorrhée plus longue chez les multipares), l’index de masse à la fin de la période de postpartum (avec une aménorrhée plus longue si l’index est bas)

     4.1.2/ Autres causes non tumorales Ce sont les séquelles de chirurgie hypophysaire et de l’exceptionnelle nécrose hypophysaire dans le syndrome de Sheehan, responsable d’un panhypopituitarisme. Il y a également les envahissements hypophysaires, comme par exemple dans les hypophysites lymphocytaires, et les pathologies rares comme la sarcoïdose, l’hémochromatose et l’hystiocytose X. Il faut rechercher également des séquelles de radiothérapie sur la région sellaire.


      4.1.3/  Autres causes tumorales Ce sont les tumeurs hypophysaires autres que les adénomes à prolactine. Les adénomes somatotropes, corticotropes, thyréotropes, gonadotropes, et les adénomes non secrétants sont souvent également responsables d’une aménorrhée


4.2/  Hypothalamique et supra-hypothalamique :


     4.2.1/  L’anorexie mentale est une pathologie psychiatrique associant des conduites alimentaires pathologiques et des conséquences somatiques de cette conduite comme l’amaigrissement et l’aménorrhée
L’aménorrhée est souvent le premier motif de consultation. Il y a une relation directe entre le cycle menstruel et l’état nutritionnel. On sait qu’une diminution calorique de 5 jours suffit à baisser la pulsatilité de la LH et des concentrations plasmatiques d’oestradiol


      4.2.2/  Exercice physique Les conséquences de l’entraînement physique intense ne doivent pas être ignorées chez les athlètes féminines. Chez ces athlètes, l’aménorrhée être le plus souvent dans la triade aménorrhée ostéoporose- amaigrissement reflétant la profondeur des désordres. L’exercice intense fait perdre la pulsatilité physiologique de la LH et de la FSH. L’origine de ces troubles semble être une atteinte de la sécrétion du GnRH avec une perte totale de la pulsatilité physiologique.


       4.2.3/  Stress : Le stress a été accusé d’être responsable, dans certaines situations graves, de perturbations du cycle ovarien allant jusqu’à l’anovulation avec une aménorrhée. La théorie physiopathologique repose sur une activation très importante de l’axe hypothalamo-hypophyso- surrénalien inhibant l’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien


       4.2.4/ Aménorrhée postpilule C’est une situation très fréquente définie par l’absence de retour des règles 3 mois après l’arrêt de la contraception orale. Il convient initialement d’éliminer une grossesse et une hyperprolactinémie. Si tout est normal, on rassure la patiente et on réalise un test à la progestérone pour s’assurer de la bonne imprégnation oestrogénique de l’endomètre. En cas d’hyperoestrogénie, on prescrit un traitement progestatif séquentiel, et si les cycles ne reprennent pas, on peut s’aider de la prescription de citrate de clomifène.







Conclusion :

La prise en charge des aménorrhées comprend toujours un examen clinique minutieux permettant d’orienter le choix des explorations complémentaires.
Lorsque la puberté est terminée  les aménorrhées les plus fréquentes sont d’origine fonctionnelle hypothalamiques, l’examen clinique et l’écho pelvienne éliminent une malformation et la radiographie les tumeurs hypophysaires.
Lorsqu’il existe un retard pubertaire le plus fréquent est le retard simple
Les aménorrhées secondaires sont un motif de consultation  fréquent en gynécologie et les examens complémentaires permettent d’établir les causes qui sont nombreuses.