Santé

Des informations et des explications simplifiées pour tout les specialtés .

Nutrition

Adapter votre Alimentation pour presérver votre santé.

Livres et Logiciel Medicaux

Telechrgement gratuite des livres et logiciels medicaux utiles pour les etudients ou praticients

Shopping

Go to Blogger edit html and find these sentences.Now replace these sentences with your own descriptions.This theme is Bloggerized by Lasantha Bandara - Premiumbloggertemplates.com.

Translate

ads

Affichage des articles dont le libellé est Neurologie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Neurologie. Afficher tous les articles

mercredi 26 février 2020

SEP


Sclérose en plaque 


A. Epidémiologie

  Le risque de développer une SEP dépend de la prévalence de région où on a passé les 15 premières années de sa vie.
  Il existe un gradient nord-sud prévalence plus élevée au nord.
  Prédominance féminine 60 % ; l’âge moyen de début est de 30 ans. 70 % entre 20 et 40 ans

B.  physiopathologie

  Plaques de démyélinisation disposées sans ordre dans la substance blanche et de façon élective prés du LCR : périventriculaire et centre ovale des hémisphères cérébraux, nerf optique, le tronc cérébral, le cervelet et la moelle épinière.
  Au début inflammation (infiltrat mononucléé lymphoplasmocytaire, périvasculaire) puis désintégration de la myéline (phagocytée par le macrophages).
  La démyélinisation respecte relativement les axones : c’est la dissociation myélino-axonale.
  La remyélinisation est plus ou moins complète, accompagnée d’une gliose astrocytaire réactionnelle.
  Souffrance axonale (dés le début de la maladie) : aboutit à un handicap permanent. Coexistence de plaques d’âges différents (dissémination dans le temps) d’une façon diffuse dans le SNC (dissémination dans l’espace).
  La substance grise et le système nerveux périphérique sont généralement respectés
  Les nerfs crâniens peuvent être atteints dans leur trajet intranévraxique (exp : V et VII)
  Une atteinte axonale secondaire est possible après plusieurs poussées expliquant les séquelles entre les poussées.
  Les phénomènes paroxystiques sont liés à des phénomènes de membrane (bloc de conduction) et non à la démyélinisation. Ces blocs de conduction sont aggravés par la chaleur et l’acidose.
  Sur le plan étiologique, beaucoup de facteurs sont incriminés : virus (Ac antirougeolekk) ; environnement (durant l’enfance) ; auto-immunité : synthèse intrathécal d’Ig polyclonales ; réduction des lymphocytes T CD8+ au moment des poussées (qui sont k lors de la rémission). Rôle de TNFa et de l’IFNγ. Production d’Ac antimyéline. Il existe une prédisposition génétique mais les formes familiales sont rares.


C.  clinique

  Evolution marquée par des poussées régressives (forme rémittente, la plus fréquente).
  Troubles sensitives fréquents et parfois caractéristiques. Paresthésies ; dysesthésie de contact ; signe de Lhermitte qui est un équivalent d’une atteinte cordonale postérieure avec sensation de décharge électrique brève déclenchée par la flexion de la nuque, descendant le long du dos et des membres inférieurs.
  Atteinte motrice (pyramidale et cérébelleuse) :
˜ L’atteinte de la voie pyramidale est fréquente (80% après 5 ans d’évolution) ; différents formes cliniques (monoplégie, hémiplégie…) syndrome pyramidal (voir le cours)
˜ Syndrome cérébelleux (50 % des cas) statique et cinétique avec souvent un tremblement intensionnel souvent invalidant
  Atteinte du nerf optique : presque constante, souvent infraclinique avec PEV seuls altérés. Elle réalise une neuropathie optique rétrobulbaire. 22% des ESP débutent par cette atteinte. Elle se traduit par une baisse brutale de l’acuité visuelle, unilatérale, avec douleurs orbitaires. Parfois incomplète avec altération de la vision de couleurs (dyschromatopsie rouge-vert) et scotome central. Le fond d’œil est normal au début, secondairement apparaît une pâleur du segment temporal de la papille.
  Atteinte du tronc cérébral :
˜ troubles de l’oculomotricité : la diplopie est fréquente, le plus souvent liée à une ophtalmoplégie internucléaire ou OIN (III DVI). En cas d’OIN, l’œil en abduction (VI) n’est plus suivi par l’œil controlatéral (III), d’où une diplopie horizontale, alors que la convergence des yeux est possible. Une OIN bilatérale est très évocatrice du SEP.
˜ Névralgie symptomatique du V (trijumeau) : douleurs fulgurante dans les territoires du V, il existe une hypoesthésie et une abolition des réflexe cornéen du même côté (éliminant un névralgie essentielle du V).
˜ Paralysie faciale de type périphérique
˜ Syndrome vestibulaire de type central (dysharmonieux, vertige fugace, nystagmus multidirectionnelle).
˜ NB : la surdité est rare mais une altération infraclinique du PEA est fréquente.
   Troubles sphinctérien et sexuels : fréquentes, quasi constante après une évolution de plus de 10 ans. Miction impérieuse et pollakiurie, dysurie, résidu post-mictionnel. Impuissance et frigidité.
   Troubles psychiques : thymique (dépression), troubles intellectuels portant sur l’attention, la mémorisation, plus rarement démence sous corticale.
   Autres signes :
˜ Signes généraux : asthénie très fréquente,
˜ manifestations paroxystiques : crises toniques brèves ; dysarthrie paroxystiques ; névralgies (sensibles au Tégrétol : carbamazépine).
˜ Signes importants : aggravation clinique ou apparition de nouvelles manifestations liée à un effort physique soutenu, à une forte chaleur, à un bain chaud ou au cours d’un syndrome fébrile (bloc de conduction).
˜ Signes négatifs : pas d’atteinte corticale (pas d’aphasie ni apraxie, épilepsie exceptionnelle) ; par d’atteinte du SNP ; pas de signes extrapyramidaux ; hémianopsie latérale homonyme exceptionnelle.
˜ Anomalies pupillaires possibles : signe d’Argyll-Robertson (anisocorie avec abolition du réflexe photomoteur et conservation de l’accomodation-convergence) ; phénomène pupillaire de Marcus-Gunn (mydriase paradoxale à l’éclairement de l’œil atteint par une neuropathie optique rétrobulbaire  


D. examens complémentaires

   Au examen n’es spécifique de la sclérose en plaque.
   FNS normale, pas de syndrome inflammatoire, VS normale.
   LCR : Hypergammaglobulinorachie évocatrice (> 12 % de la protéinorachie) due à une synthèse intrathécale d’IgG sans spécificité antigénique connue. Elle est de distribution oligoclonale (bande oligoclonale), absente du sérum. Une pléïocytose lymphocytaire (< 50 éléments/mm3) peut être observée ; LCR normal n’élimine pas le Dc ; absence de corrélation entre anomalies du LCR et la gravité des poussées. 
   IRM : dissociation anatomoclinique ; en sus- et soustentoriel et dans la moelle ; dans la substance blanche et surtout périventriculaire. En T1 : hyposignal prenant le gadolinium en cas de jeune plaque (< 3 mois). En T2 : zones d’hypersignal. Pas d’effets de masse. Elles ne sont pas spécifiques du SEP. Elles sont variables d’un examen à l’autre. Une atrophie des corps calleux est fréquemment observée. La prise de gadolinium est un marqueur de d’évolutivité de la maladie. Le scanner est moins sensible que l’IRM (les plaques récentes sont isodenses et prennent le contraste ; les plaques anciennes sont hypodenses et ne sont plus rehaussées par le produit). A un stade plus avancé ® dilatation ventriculaire.
   Potentiels évoqués multimodaux (PEA, PEV, PES, PEM) : montrent les lésions mêmes infracliniques ; multifocalité des lésions         

E.  diagnostic positif

  Dissémination dans le temps ; dissémination dans l’espace, synthèse intrathécale d’Ig (LCR) ; absence d’autres causes (la SEP reste un Dc d’élimination)
  Deux poussées cliniques avec deux lésions anatomiques distinctes suffisent à confirmer le diagnostic de SEP.