Translate
ads
lundi 6 avril 2020
vendredi 3 avril 2020
jeudi 2 avril 2020
dimanche 29 mars 2020
samedi 28 mars 2020
La Grippe :la grippe définition,les cause de la grippe,traitement et comment éviter la grippe?
Quels sont les symptômes de la grippe ?
Les trois principaux types de virus de la grippe sont le A, le B et le C. Les grippes A et B sont les plus fréquentes. La grippe A (virus H1N1)est la plus virulente. Le virus de la grippe A mute souvent ce qui nécessite chaque année un nouveau vaccin.
Quels sont les symptômes de la grippe 2020 ?
La grippe est une infection respiratoire d’origine virale qui se manifeste par des éternuements, une toux, le nez encombré, une grande fatigue, des frissons et une forte fièvre. La plupart des symptômes disparaissent au bout d’une semaine ou deux.Très contagieuse, la grippe cause souvent des épidémies en hiver. Les symptômes de la grippe apparaissent 24 à 48 h après le début de la contamination.Voici comment reconnaître les symptômes de la grippe :frissons légers forte fièvre avec sueurcourbatures dans le dos, les jambesgrosse fatiguetoux, éternuement, mal de gorge, nez qui coule ou prismal de tête
Contagion grippe:quelle est la durée d'incubation ?
La durée d'incubation de la grippe est de 24 à 48 heures. Par durée d'incubation, on entend la durée entre la contamination par le virus de la grippe et l'apparition des premiers symptômes. Le malade est alors contagieux pendant une période de 6 jours environ.Épidémie de grippe:comment éviter la contagion ?
Le virus de la grippe se transmet essentiellement via la toux et les éternuements des personnes infectées : des gouttelettes chargées de virus sont alors projetées et viennent contaminer les personnes situées à proximité. Il se transmet également par le biais des mains et d’objets contaminés (poignées de porte, téléphone portable, etc.) par les gouttelettes émises dans l'air par des personnes grippées, lorsqu'on s'embrasse, que l'on se parle, etc.Pour passer au travers et éviter d'être contaminé par la grippe, le premier réflexe est de se faire vacciner chaque année. Ensuite, dès le tout début de l’épidémie, il convient d’adopter des gestes barrières pour limiter la transmission du virus. Ces comportements individuels et/ou collectifs sont à appliquer dès qu’on présente un signe clinique d’infection (respiratoire ou autre) pour protéger son entourage et, toute l’année, pour prévenir une infection.
Selon une étude de l’université parisienne Pierre et Marie Curie parue dans la revue Epidemics, la transmission de la grippe peut être évitée si la personne contaminée s'isole très rapidement dès l'apparition des premiers symptômes et reste chez elle durant 4 jours. Un réflexe qui pourrait réduire de moitié le nombre de personnes infectées ! Mais attention, une personne infectée par le virus de la grippe peut être contagieuse un jour avant l'apparition les premiers symptômes ! Et elle restera contagieuse durant 5 à 8 jours. Seulement 5 % des personnes infectées par le virus de la grippe restent contagieuses plus de 3 jours après l'apparition des premiers symptômes.
Comment fait-on le diagnostic de la grippe ?
Un examen clinique et la description des symptômes par le patient permettent au médecin de poser le diagnostic.Si vous ressentez une gêne respiratoire persistante, le médecin peut vous prescrire une radio des poumons pour repérer une éventuelle pneumonie.jeudi 26 mars 2020
mercredi 25 mars 2020
mardi 24 mars 2020
mercredi 4 mars 2020
Les aménorrhées (définition,type étiologie,différent situation clinique)
L’aménorrhée est un symptôme
très fréquent en consultation de gynécologie.
On ne peut échapper à la distinction classique
entre l’aménorrhée primaire et l’aménorrhée secondaire
En dehors de la grossesse et de la
ménopause, où l’absence de règles est physiologique, toute absence anormale de règles va conduire à rechercher le ou les
facteurs responsables, de façon à mettre en œuvre un traitement adapté.
I.
RAPPEL PHYSIOLOGIQUE :
Les règles ou menstruations, sont un écoulement de sang cyclique,
spécifique de l’espèce humaine et de certains primates. Elles surviennent à la
fin de chaque cycle ovarien normal en l’absence de fécondation et de nidation.
Les règles sont dépendantes d’un endomètre différencié sensible à l’action des
hormones stéroïdiennes.
Les modifications hormonales de la fin du cycle entraînent une
ischémie endométriale par modifications des artérioles spiralées, suivies d’une
décidualisation de la muqueuse utérine.
Les ménarches sont une
phase tardive dans le développement pubertaire, qui débute par des
modifications des seins et l’apparition de la pilosité pubienne
L’age moyen est de 13
ans
II.
L’AMENORRHEE PRIMAIRE :
A/ définition :
C’est l’absence de ménarches
chez une jeune fille ayant terminé une puberté normale depuis au moins 2 ans et
ayant un âge osseux supérieur à 16 ans.
On parle d’aménorrhée primaire après avoir exclu une grossesse
B/ démarche diagnostique :
1.
L’interrogatoire :
Recherche des antécédents familiaux (âge de la puberté maternelle
ou notion d’hyperandrogénie), les
antécédents personnels, l’âge d’apparition des différents stades du
développement mammaire, de la pilosité pubienne et axillaire, du développement
staturo-pondéral, la notion de troubles
du comportement alimentaire et le mode de vie.
Le stade de développement
pubertaire s’évalue grâce à la classification de Tanner où sont analysés les
pilosités pubienne et axillaire, ainsi que le développement mammaire
2.
L’examen physique :
Apprécie donc le stade de développement mammaire, de la pilosité
pubienne et axillaire. La patiente est pesée et mesurée. L’examen gynécologique
doit être attentif et adapté à la patiente (spéculum de vierge ou toucher
rectal si besoin).
3.
L’exploration :
n
L’échographie :
voie sus-pubienne vérifie la présence et les caractéristiques de l’utérus et
des deux ovaires.
L’imprégnation ostrogénique
de l’endomètre permet de voir la ligne de vacuité. Les ovaires ont un grand axe
supérieur à 30 mm avec présence de follicules.
n
Les radiographies
de squelette vont déterminer l’âge osseux. On s’aide de l’os sésamoïde du
pouce gauche.
n
L’exploration
endocrinienne : c’est les dosages hormonaux
Cette étude clinique et radiologique initiale permet de classer les
aménorrhées primaires en deux catégories :
– avec développement des caractères sexuels secondaires normal (CSS)
– avec développement des caractères sexuels secondaires absent ou
anormal.
C/ les étiologies :
1.
Avec CSS normaux et
caryotype féminin 46 XX et sans hyper androgénie :
1.1 / On a les causes vulvo-vaginales :
1.1.1/ Les causes
mécaniques :
n
L’imperforation
hymnéale : Découverte à l’examen physique, elle
est suspectée devant des douleurs pelviennes cycliques chez une jeune fille
après la puberté. .Elle peut cependant être parfois asymptomatique.
Cliniquement, l’hymen est tendu, violacé et parfois bombant. L’échographie
pelvienne recherche une distension vaginale ou utérine, voire un hémopéritoine.
Le traitement chirurgical simple par incision de l’hymen doit être
réalisé pour éviter l’extension de l’hématocolpos en amont (hématométrie et
hématosalpinx) et peut être le risque d’endométriose.
n
Le diaphragme
vaginal : Il peut être situé à tous les niveaux,
mais il est plus fréquent au tiers inférieur du vagin. Le diagnostic est posé à
l’examen au spéculum. Le traitement est chirurgical.
1.1.2/ les anomalies du développement embryologique
des canaux de Muller:
n
Syndrome de Rokitansky-Kuster-Hauser : C’est une agénésie
müllérienne. La patiente est de génotype et phénotype féminins, mais avec une
absence des structures issues des canaux de Müller. Les ovaires, le
développement des seins et de la pilosité pubienne sont normaux, mais le vagin
n’est présent que dans son tiers inférieur.
Le diagnostic
est clinique devant une vulve normale, un hymen qui paraît normal, mais il
n’existe qu’une cupule vestibulaire contre laquelle le doigt ou un cathéter
vient buter. L’utérus n’est pas perçu au toucher rectal. Le diagnostic est
confirmé par l’échographie et si besoin par une cœlioscopie exploratrice.
n
Aplasie vaginale avec
utérus fonctionnel : Elle est exceptionnelle et peut également être classée
dans les obstacles mécaniques. Le diagnostic est clinique et échographique,
voire coelioscopique. Le traitement chirurgical peut parfois restaurer la
capacité de reproduction si l’utérus est normal.
1.2/ la
tuberculose : SYNDROME DE MUSSET
Seule la tuberculose pré pubertaire est responsable d’une
aménorrhée primaire. L’examen gynécologique est normal. La prise d’oestroprogestatifs
n’induit pas d’hémorragie de privation. Les dosages de FSH, LH et d’oestradiol
plasmatiques sont normaux, prouvant l’intégrité de l’axe
hypothalamo-hypophyso-ovarien.
L’hystérosalpingographie qui montrait des images en « doigts de
gant » doit être remplacée par l’hystéroscopie.
La biopsie de l’endomètre, parfois sous hystéroscopie, fait le
diagnostic. Il faut rechercher d’autres atteintes tuberculeuses chez la
patiente et son entourage
2.
Avec CSS normaux
associés à une hyperandrogénie :
C’est
le pseudohermaphrodisme féminin : par hyperplasie congénitale des
surrénales. C’est des patientes à génotype
46 XX avec des signes cliniques de virilisation par des blocs
enzymatiques ( 21 hydroxylase)
On a un hirsutisme, acné, hyperplasie
clitoridienne
Traitement : corticothérapie
3.
avec CSS absents:
3.1/ hypogonadisme hypergonadotrope : causes basses
3.1.1/ Hypogonadisme
hypergonadotrope acquis :
Exceptionnel, il est la conséquence d’une castration
chirurgicale ou de lésions post radiothérapie
pré-pubertaires.
3.1.2/ Hypogonadisme
hypergonadotrope congénital :
Dysgénésies gonadiques
Syndrome
de Turner : c’est une monosomie X. Il associe une petite taille, un
thorax en bouclier, un pterygium colli, un cubitus valgus, un allongement
vertical du condyle fémoral interne, un quatrième métacarpien en retrait avec
fermeture de l’angle carpien et des anomalies viscérales. Les
malformations viscérales peuvent atteindre le rein ou le cœur (coarctations de
l’aorte surtout). Le diagnostic peut être évoqué in utero
Les dosages plasmatiques
hormonaux soulignent une insuffisance ovarienne avec des gonadotrophines (LH,
FSH) élevées et des stéroïdes sexuels plasmatiques bas (oestradiol). L’utérus
et le vagin sont présents mais immatures. Ils peuvent répondre normalement aux
stimuli oestrogéniques en cas de substitution hormonale. Les ovaires sont
classiquement réduits à des bandelettes fibreuses parfois visibles en
échographie.
Le diagnostic est confirmé par le caryotype :
monosomie X (45, XO), ou une anomalie de structure d’un X (délétion partielle
ou X en anneau) Le traitement repose sur la substitution oestroprogestative
permanente afin d’améliorer le pronostic statural, de provoquer et de compléter
le développement pubertaire
3.2/ hypogonadisme hypogonadotrope :
causes hautes
3.2.1/ Acquis : expliquées
par les antécédents : radiothérapie ou chirurgie de la région hypothalamo-hypophysaire,
tumeur, etc.
3.2.2/ Congénital :
C’est le syndrome de KALLMAN DE MORSIER : associe une agénésie de
l’hypothalamus antérieur et des lobes olfactifs entraînant une anosmie
4.
L’ambiguïté
sexuelle : c’est le
pseudohermaphrodisme masculin
Ce sont des individus de génotype 46, XY porteurs de testicules et
de phénotype féminin ou ambigu.
Deux types de mécanismes expliquent ces phénomènes.
– La testostérone est synthétisée en quantité insuffisante.
– La
synthèse de testostérone est normale mais associée à un trouble de la
réceptivité aux androgènes, c’est les testicules féminisants
(syndrome de MORRIS) sujets
génétiquement masculin mais avec un morphotype féminin avec absence du tractus
génital et présence de testicules en intra abdominal
III.
L’aménorrhée secondaire :
A.
Définition :
Se définit comme la disparition des menstruations depuis plus de
3mois chez une femme antérieurement réglée et en dehors la grossesse.
Elle se différencie des spanioménorrhées ou l’allongement des
cycles est inferieur à 3mois
Motif de consultation fréquent en gynéco et doit faire éliminer une
grossesse systématiquement
B.
Démarche diagnostique :
1. Interrogatoire :
Les premières questions doivent s’attacher à
rechercher une grossesse.
La démarche est ensuite différente il faut centrer l’interrogatoire
plus particulièrement sur les événements de la vie génitale depuis la puberté. On
s’attarde sur les antécédents obstétricaux (accouchements, suites de couches)
et gynécologiques (fausses couches spontanées nécessitant un curetage ou non, interruptions
volontaires de grossesse par méthode médicale ou instrumentale, curetage ou
endométrectomie pour une autre indication), ainsi que sur les antécédents
endocriniens.
Caractéristiques des règles : l’âge des ménarches, la régularité des cycles,
les caractéristiques des règles (durée, abondance, dysménorrhée, syndrome
prémenstruel).
Mode d’installation de l’aménorrhée : début brutal ou progressif, avec délai
entre le début des modifications du cycle et l’aménorrhée.
Signes accompagnateurs : bouffées de chaleur évoquant une carence oestrogénique,
galactorrhée évoquant une hyperprolactinémie, signes sympathiques de grossesse,
troubles de la vue et/ou céphalées évoquant un processus expansif hypophysaire,
et finalement variations pondérales importantes, stress ou troubles affectifs
ou psychiatriques récents.
Traitement : liste des médicaments pris récemment et
des traitements chirurgicaux ou anticancéreux passés.
Vie sexuelle. Elle doit être explorée à
l’interrogatoire : fréquence des rapports sexuels, difficultés ou dyspareunies
en demandant pour chaque anomalie la date et le mode de début, ainsi que
l’évolutivité
2. Examen physique :
L’inspection recherche des signes d’imprégnation
oestrogénique (comme la trophicité des muqueuses génitales, l’acné, l’alopécie
et le reste de la pilosité par exemple). La patiente est pesée afin de
rechercher une prise ou perte de poids récente. On recherche des modifications
de la pression artérielle ou des signes orientant vers des modifications
métaboliques majeures.
L’examen physique gynécologique recherche au spéculum une
cause mécanique d’aménorrhée (sténose du col par exemple). Le toucher vaginal
apprécie la taille de l’utérus et des ovaires et recherche une autre masse
pelvienne. L’examen mammaire est systématique. Le reste de l’examen physique
est orienté par le contexte clinique.
3. Les examens complémentaires :
Une courbe ménothermique est facilement demandée, mais est rarement
contributive dans ce contexte.
L’échographie gynécologique semble incontournable, quelle que soit l’étiologie.
Dans le cadre d’une origine ovarienne, l’échographie
recherche soit des OPK, soit de petits ovaires.
Si l’origine est utérine comme une synéchie ou une
sténose du col de l’utérus, l’échographie recherche une atteinte en amont ou
des irrégularités dans l’échogénécité de l’utérus.
L’hystéroscopie
remplace aisément l’hystérosalpingographie si l’on suspecte une synéchie
utérine. Elle permet également de faire des biopsies si l’on voit des lésions
de la muqueuse.
La coelioscopie est
rarement indiquée d’emblée.
Bilan biologique : le bilan de première
intention doit être simple et contributif : dosages de la FSH, de la LH, de
l’oestradiol, de la testostérone et de la prolactine plasmatique permettent
d’apprécier l’axe hypophysoovarien.
Les bilans plus précis dépendent de l’étiologie vers
laquelle l’on s’oriente par la suite (bilans surrénalien, thyroïdien,
hypophysaire dans le cadre d’une hyperprolactinémie).
C.
Les étiologies :
1/
origine cervicale :
Ce sont les sténoses du col utérin.
La persistance de l’activité cyclique ovarienne est responsable d’une
hématométrie, avec, comme pour les cas d’imperforation hyménéale, des douleurs pelviennes
cycliques associées à une aménorrhée.
Ces sténoses cervicales sont iatrogènes,
secondaires le plus souvent à une conisation, électrocoagulation, cryochirurgie
ou traitement par laser.
2/
origine utérine :
2.1/ Cause pharmacologique : en premier, les progestatifs peuvent entraîner une atrophie
endométriale, quelle que soit la forme d’administration : formes orales,
implants sous-cutanés, dispositif intra-utérin, ou forme injectable à libération
prolongée.
Les analogues et les
antagonistes de la GnRH entraînent également une atrophie endométriale en
bloquant l’axe hypothalamo-hypophysaire.
2.2/ Cause mécanique : l’aménorrhée peut être la conséquence de synéchies utérines
succédant aux curetages ou aux endométrites et qui peuvent ne concerner que
l’isthme utérin. Elles peuvent également être la conséquence des
endométrectomies réalisées par destruction ou résection de la muqueuse sous
hystéroscopie dans le cadre du traitement des ménométrorragies
3/
origine ovarienne
3.1/
Ménopause précoce ou insuffisance
ovarienne prématurée : l’insuffisance
ovarienne précoce (IOP) est définie par l’arrêt des cycles ovariens associés à
une aménorrhée primaire ou secondaire d’au moins 4 mois et deux dosages à 1
mois d’intervalle de FSH supérieur à 40 mUI/mL avant l’âge de 40 ans
L’IOP est la conséquence de l’accélération d’un processus naturel l’atrésie ovocytaire.
3.2/ Syndrome des ovaires
polykystiques : le syndrome des OPK n’a pas de définition
qui fasse l’unanimité des spécialistes. C’est le plus souvent l’association de
signes cliniques comme les troubles du cycle menstruel, l’infertilité et les
signes d’hyperandrogénie associés à des signes biologiques comme l’insulino-résistance,
l’hyperandrogénie et des anomalies dans la cinétique des gonadotrophines qui permet de porter le diagnostic d’OPK
3.3/ Tumeurs
ovariennes virilisantes : elles sont rares mais peuvent donner un
tableau d’aménorrhée, le plus souvent secondaire, avec signes
d’hyperandrogénie.
Le diagnostic est évoqué devant les taux de testostérone et de
delta-4- androstènedione plasmatiques très élevés
C.4/ origine supra ovarienne :
4.1/ Hypophysaire :
4.1.1/ Hyperprolactinémie : L’hyperprolactinémie est une cause fréquente
d’hypogonadisme hypogonadotrope. L’aménorrhée est très fréquente et la
galactorrhée est plus classique que
constante. L’hyperprolactinémie est soit iatrogène, soit organique.
Les hyperprolactinémies iatrogènes sont la conséquence de traitements psychotropes comme
les neuroleptiques par exemple.
Les adénomes à
prolactine sont les tumeurs hypophysaires les plus
fréquentes.
L’hyperprolactinémie peut être
physiologiquement associée à une aménorrhée au cours de l’allaitement maternel.
La durée de cette aménorrhée semble être en rapport avec plusieurs facteurs
comme l’importance du stimulus mamelonnaire (allaitement maternel exclusif,
durée de l’allaitement au cours de la journée), la précocité de la première
mise au sein après la naissance, la parité (avec une aménorrhée plus longue
chez les multipares), l’index de masse à la fin de la période de postpartum
(avec une aménorrhée plus longue si l’index est bas)
4.1.2/ Autres causes non tumorales Ce sont les séquelles de chirurgie hypophysaire et de l’exceptionnelle nécrose
hypophysaire dans le
syndrome de Sheehan, responsable d’un
panhypopituitarisme. Il y a également les envahissements hypophysaires, comme par exemple
dans les hypophysites
lymphocytaires, et les pathologies rares comme la sarcoïdose, l’hémochromatose et l’hystiocytose X. Il faut rechercher également
des séquelles de radiothérapie sur la région sellaire.
4.1.3/
Autres causes tumorales Ce sont les tumeurs
hypophysaires autres que les adénomes à prolactine. Les adénomes somatotropes, corticotropes,
thyréotropes, gonadotropes,
et les adénomes non secrétants sont souvent également responsables d’une aménorrhée
4.2/ Hypothalamique et supra-hypothalamique :
4.2.1/
L’anorexie mentale est une pathologie psychiatrique
associant des conduites alimentaires pathologiques et des conséquences
somatiques de cette conduite comme l’amaigrissement et l’aménorrhée
L’aménorrhée est souvent le premier motif
de consultation. Il y a une relation directe entre le cycle menstruel et l’état
nutritionnel. On sait qu’une diminution calorique de 5 jours suffit à baisser
la pulsatilité de la LH et des concentrations plasmatiques d’oestradiol
4.2.2/
Exercice physique Les conséquences de
l’entraînement physique intense ne doivent pas être ignorées chez les athlètes féminines. Chez ces
athlètes, l’aménorrhée
être le plus souvent dans la triade aménorrhée ostéoporose- amaigrissement reflétant la
profondeur des désordres. L’exercice intense fait perdre la pulsatilité
physiologique de la LH et de la FSH. L’origine de ces troubles semble être une
atteinte de la sécrétion
du GnRH avec une perte totale de la pulsatilité physiologique.
4.2.3/
Stress : Le stress a été accusé d’être
responsable, dans certaines situations graves, de perturbations du cycle ovarien allant
jusqu’à l’anovulation
avec une aménorrhée. La théorie physiopathologique repose sur une activation
très importante de l’axe hypothalamo-hypophyso- surrénalien inhibant l’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien
4.2.4/ Aménorrhée postpilule C’est une situation très fréquente définie par
l’absence de retour des règles 3 mois après l’arrêt de la contraception orale.
Il convient initialement
d’éliminer une grossesse et une hyperprolactinémie. Si tout est normal, on rassure
la patiente et on réalise un test à la progestérone pour s’assurer de la bonne imprégnation
oestrogénique de
l’endomètre. En cas d’hyperoestrogénie, on prescrit un traitement progestatif séquentiel, et si
les cycles ne reprennent pas, on peut s’aider de la prescription de citrate de clomifène.
Conclusion :
La prise en charge des aménorrhées
comprend toujours un examen clinique minutieux permettant d’orienter le choix
des explorations complémentaires.
Lorsque la puberté est terminée les aménorrhées les plus fréquentes sont
d’origine fonctionnelle hypothalamiques, l’examen clinique et l’écho pelvienne
éliminent une malformation et la radiographie les tumeurs hypophysaires.
Lorsqu’il existe un retard pubertaire le
plus fréquent est le retard simple
Les aménorrhées secondaires sont un motif
de consultation fréquent en gynécologie
et les examens complémentaires permettent d’établir les causes qui sont
nombreuses.






















